maracuja, la longue route autour du monde

A bord du Lindanger

1e mars 2020

 

Tout d’abord un GRAND GRAND MERCI pour tous vos témoignages de sympathie, cela me réconforte et me conforte dans l’idée que j’ai de l’humanité, si souvent galvaudée voire piétinée... Demain lundi ça fera une semaine que le grand chambardement m’est arrivé !!! J’attends d’être à Punta Arenas pour relater ma récupération sur le tanker LINDANGER, les photos et vidéos sont spectaculaires !!!!

Tout l’équipage est vraiment plein d’attentions à mon égard. En retour,  je les distrais de leur routine en  contant dans mon anglais houleux ma vie et aventures de navigateur... Deux mondes qui se découvrent et se comprennent en respectant leurs différences, même si pour eux un voilier doit  être de  « plaisance » mais non pour naviguer dans ces régions extrêmes et jusqu’en Antarctique. Aucun d’entre eux n’a passé le Cap Horn, le détroit de Magellan leur paraît bien suffisant comme expérience et s’ils admirent n’envisagent pas d’aller naviguer dans les glaces. 
J’ai LA cabine passager du bord -12 m² environ avec  douche et WC-  et à disposition juste à côté la salle de conférence avec ordinateur, photocopieuse, laser, et scanner... Je prends mes repas dans la salle à manger des officiers, ils sont tous en tee-shirt délavé et vieux jean  pour ceux du pont ou tenue de travail pour les « soutiers ». On se décale d’une heure tous les 3 jours.
Sous pavillon norvégien, le LINDANGER est un tanker de 186m de long mis à l’eau en 2016. Il fait partie de la dernière génération pour les normes de sécurité et en alimentation mixte Diesel Méthanol. Sa durée de vie prévue est de 15 ans. Les 10 premières années, il n’est astreint qu’à une seule visite de sécurité tous les 6 mois, les  dernières années à une visite à chaque escale même s’il n’y a que quelques jours de navigation!!! L’équipage est de 22 personnes dont 10 officiers (russes, lithuaniens, finlandais) et 12 hommes d’équipage (des Philippines et de Manille). Sa vitesse de croisière en lège (c-à-d à vide et ballasté, ce qui est le cas actuellement) est de 13 knts. A Punta Arenas, il y a une rotation d’équipage avant de repartir pour la Chine. Etant le VIP du bord, j’ai pu avoir une visite guidée très détaillée de la passerelle de navigation jusqu’aux cales et motorisation… C’est de la haute technologie en parfait état d’entretien.

Quant à moi...  je suis toujours en phase de décompression pour remonter à la surface le plus vite possible et être efficace à mon arrivée à Punta Arenas…
Moi qui adore chanter, notamment en navigation, je ne suis plus dans Bobby  Lapointe, Moustaki, Brassens, Brel  et  autres de mon vaste répertoire... mais avec Bécaud en boucle :
« Et maintenant? Que vais je faire? De tout ce temps? Que sera ma vie ?... »
L’arrivée à Punta Arenas est toujours prévue vers le 9 mars, date sujette à changement en fonction de la météo et de la dispo des pilotes du détroit de Magellan.



02/03/2020
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